Honorer le Féminin Sacré
☥ Christelle Gacon ☥
Guérisseuse - Prêtresse de la Divine Isis

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Mythes et légendes autour de la Lune


Dès les origines du monde, la Lune a fasciné les hommes. Les mythes et légendes à son sujet sont innombrables. Astre de la nuit, au visage changeant, la Lune rythme et contrôle l'écoulement du Temps.

Plusieurs peuples apprirent ainsi à diviser l’année en mois, créant par la suite le calendrier. Les romains lui dédièrent d'ailleurs le 1er jour de la semaine : Lunae dies, dit « Jour de la Lune ».

Au plus lointain de l’histoire de l’humanité, les phases croissantes et décroissantes de la Lune ont servi à définir les calendriers, bases de repères de l’homme, tant pour rythmer sa vie sociale et religieuse, que pour le guider dans les étapes des récoltes nécessaires à sa subsistance.

Si le Soleil octroie ses bienfaits à tout un système terrestre et céleste, la Lune, elle, privilégie exclusivement la Terre.

Tantôt pleine ou nouvelle, croissante ou décroissante, la Lune vit dans la plupart des mythes un Cycle de Mort, de Renaissance, et de Transformation...

Les hommes primitifs attachaient une plus grande importance à la Lune qu’au Soleil parce que :

Le Soleil est un astre éternellement pareil, égal à lui-même et dépourvu de tout « devenir »;

La Lune, au contraire, est un astre qui croit, décroît, disparaît et renaît, un astre soumis aux Lois de la Naissance et de la Mort.

La Lune est donc à l’origine du calendrier le plus archaïque qui soit : le calendrier pastoral, point de départ du calendrier des sept jours (car tous les sept jours, la Lune va changer de forme) :

- Nouvelle Lune, Premier Quartier, Pleine Lune, Dernier Quartier, tout ceci formant le mois lunaire défini par le terme de « Lunaison ».

- L’année se composait ainsi de 13 mois de 28 jours auxquels on a rajouté plus tard des jours supplémentaires pour rattraper les 365 jours du calendrier solaire.

Les Druides mirent au point un calendrier lunaire annuel, constitué de treize lunes ou périodes lunaires, dont chacune fut attribuée à un arbre. C’est la Lune qui règle le calendrier des celtes, le mois celtique est un mois lunaire. Il commence avec la Lune et s'achève avec elle. La Lune chez les Celtes, n'est pas qu'un objet céleste attaché à la Terre, elle est considérée comme une femme, ou plutôt une Déesse. Pour les druides celtes, qui étaient des astronomes remarquables, la Lune servait surtout à régler le calendrier et le rituel des cérémonies religieuses et magiques. Elle apparaissait en Maître du temps,

Cette unité de mesure qu’est le rythme lunaire a influencé la conscience humaine et a servi de pont entre les civilisations, depuis les premières civilisations matriarcales jusqu’à nos civilisations patriarcales et monothéistes. C’est à ces époques archaïques que les premiers symboles cosmiques apparaissent unissant : Lune, la Femme, la Terre, la Fertilité, l’Eau. La Lune a toujours exercé une fascination sur les hommes, et encore plus sur les femmes qui sont gouvernées par ses cycles.

Plus que tout, la Lune à toujours gouverné la Magie. On croit que la Nuit de la Pleine Lune est un bon temps pour la divination et le scrying, ou divination par le miroir noir, la boule de cristal ou un bol sombre rempli d’eau.

 

Symbolique lunaire

La Lune représente le Principe féminin et passif, opposé et complémentaire du Soleil.

Elle gouverne par sa force d'attraction les eaux terrestres et les cycles de croissance de la nature.

A l'instar de la Terre-Mère, elle est considérée comme le Réceptacle de la Vie et de la Fécondation universelle.

En Astrologie,  elle est le Principe féminin et le symbole de connaissance réflexive, de l'inconscient, de l'imaginaire et de la mémoire.

En Alchimie, elle est l'Élément féminin du Couple androgyne.

Elle représente également le devenir cosmique et le maillon entre le Ciel et la Terre.

La Pleine Lune est le symbole de beaucoup de Déesses pour les Prêtresses des religions païennes.

Symboles en relation: l'Eau, l'Argent, le Taureau, l'Œuf, la Vie, la Mort, l'Âme, la Perle.

 

Cultes

L’un des plus anciens cultes au Dieu Lunaire naquit voici 5000 ans en Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate. Sumériens et Babyloniens allaient créer les bases d’une religion qui influencerait la majorité des religions antiques : égyptienne, grecque, Romaine et hébraïque. Le Dieu Lunaire fut considéré par de nombreuses civilisations comme le Seigneur du Temps et de la Sagesse. Maître incontesté des Mystères, il vogue chaque nuit à bord de sa barque dans les grandes Eaux célestes.

Mais dans la plupart des mythes, la Lune prend également un visage féminin apparaissant plus douce et bienveillante que son homologue, Frère ou Mari, le Soleil. Symbole de Fertilité et de (Re)naissance, la Déesse Lunaire devint alors la Gardienne protectrice des Hommes.

 

Les Dieux Lunaires

Mythe babylonien

Sin - Dieu Lunaire des Babyloniens, Sin est également le Père de Shamash, Dieu du Soleil.

Chaque soir, Sin monte sur sa barque, qui apparaît dans le Ciel sous la forme d'un croissant lunaire.

Mythe égyptien

Thot - Dieu de la Sagesse et de la Connaissance

Thot est le « Scribe des Dieux », comptant avec minutie les mois et les années qui s'écoulent. Il symbolise la Lune dont le parcours dans le ciel relève d'une connaissance très précise des chiffres. Thot dressa alors le calendrier, divisa le temps, et présida à l'écriture de l'Histoire.

Khonsou- Le Navigateur

Dieu Lunaire très ancien, Khonsou est souvent représenté sous la forme d'un homme au visage de faucon. Porteur d'un croissant de Lune sur la tête, ce Dieu Lunaire est devenu le « Navigateur » qui croît et décroît chaque mois dans le ciel.

Mythe hindou

Chandra  -  le Brillant

Dieu de la Lune, Chandra est né de l'Œil de Purusha - Dieu Créateur de l'Univers.

Représenté la tête ornée d'un croissant de lune, il est le symbole de la Vie, de la Mort, et des Renaissances.

Soma -  un Pont vers l'Infini

Soma est le Créateur du Soma, la Boisson céleste. Les phases de la Lune sont ainsi expliquées par l'absorption du Soma par les Dieux. La Lune décroît en effet à mesure que les Dieux boivent cette Boisson céleste. Il est alors le Dieu Lunaire qui rythme l'écoulement du Temps.

 

Les Déesses Lunaires

Comme tous les Archétypes majeurs, la Lune est d'une nature ambivalente.

Sa face livide est considérée comme l'une des entrées du Royaume des Morts.

Plus grande des Divinités après le Dieu-Soleil, la Lune est en général personnifiée par une Déesse : chez les grecs, Séléné, Artémis, souvent représentée avec un croissant de Lune dans les cheveux ou dans la main (Diane chez les romains), et Hécate. Athéna  est aussi la Déesse de la Lune (Celle qui brille pendant la nuit). Plusieurs déesses celtiques ou nordiques sont aussi des Déesses lunaires.

 Les orientaux l’honoraient sous le titre d’Uranie. L’Astarté des Phéniciens, l’Inanna des Sumériens, l’Ishtar des Assyriens et Babyloniens, la Mylitta des Perses, l’Alilat des Arabes, avaient une nature lunaire.

Mythe celtique

La Déesse celte Dana était la Grande Déesse blanche des Origines du Monde, dont les Fils honoraient la mémoire en vouant un culte à la Lune. D’ailleurs l’ancien nom de l’île de Bretagne, Albion, tire son étymologie d’Albina, « la Déesse Blanche », Aînée des Cinquante Danaïdes, où l’on retrouve les noms de Diane et Dana.

Mythe grec

Décrite comme une femme d’une grande beauté,  Séléné possédait un visage éclatant de lumière. Dès qu'Hélios finissait sa course dans le Ciel, la Déesse de la Lune s'élançait à son tour, illuminant les ténèbres de ses chevaux argentés.

Hécate « Celle qui brille au loin ». Hécate Trivia est l'aspect infernal, souterrain, aquatique et la Patronne des Sorcières.

Dans certaines légendes amérindiennes, la Lune est tenue captive par une tribu hostile. Une antilope espère sauver la Lune et la rendre au village d'une bonne tribu, mais le Coyote, l'escroc, s'immisce. La poursuite est éternelle : celle de l'antilope et du coyote, qui jette la Lune dans une rivière chaque nuit, juste hors de portée de l'antilope.

De tous ces mythes, contes et légendes nous reste la croyance, fortement ancrée dans les esprits, que la Lune a toujours et encore une influence « magique » sur les hommes même si de nos jours, ces influences se sont quelque peu désacralisées.

 

Matilde Battistini

 

Peinture de Katrina Koltes (www.katrinakoltes.com)

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